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Caroline Février, lauréate du Grand Jeu 2008

Caroline Février, 17 ans, lauréate du Grand Jeu 2008
pour son premier roman, Génération des enchantés
Par les parrains du Grand Jeu

 

C’était gagné dès les premiers mots de la première phrase du prologue.
« Je suis égoïste, narcissique et dédaigneuse ».
Trois lignes plus loin, encore mieux.
« Ecrire sur autre chose que moi-même m’ennuie ».
Après, il y a eu les photos de la lutine, et les 107 pages du manuscrit dont l’avant-dernière phrase résume le futur de Caroline. « Merde. C’est maintenant que tout commence ».
Ne lisez pas les critiques qui vont vous dire toutes sortes de choses pertinentes ou pas sur la playmate Février, la Lolita écrivain, la nubile en crise d’ego trip mystique, la teenager à la plume trempée dans son imaginaire.
Lisez son livre. Génération des enchantés.
Parce que c’est maintenant que tout commence, et que demain il sera trop tard.
Aimez Caroline inconnue, car quand elle sera connue, elle sera une star imbuvable.
Et elle aura raison.
Souvenez-vous, vous aurez été prévenu.

Olivier Cachin (journaliste)

 

Quand un écrivain prend la plume, peu importe son âge. Mais quand il a dix-sept
ans, comme Caroline Février, on se dit que le champ de tous les possibles est
encore ouvert, que l’imagination prend enfin le pouvoir. Dans ces pages directes
comme un coup de poing, la vie résonne comme un carillon. Et parfois comme un
glas. Surtout, elle nous rappelle qu’une part de l’adolescent en nous est restée
vivante. Malheur à celui qui écarte d’une main négligente le chant de la
jeunesse. Il ne sait pas que la mort saisit à tout âge, sans égard pour ce que
vous avez accompli. Il ne sait pas ce que la jeunesse sait : oser tout,
maintenant et ici.

Claire L’Hoër (historienne et enseignante)

 

On oubliera la volonté de "déranger" : c’est quand même la moindre des choses à l’adolescence. On oubliera le "une génération toujours décrite par des adultes" parce que  Rimbaud, Raymond Radiguet et tous ces rockers qui ont  écrit  "My  generation" ou "All or nothing" avant que ne sonnent leur dix-sept ans en riraient encore dans leur tombe. On gardera l’essentiel  :  le cri devant la porte fermée du monde. C’est qu’effectivement on n’a pas tous les jours seize ans. Et ce qu'on ressent à ce moment-là, on devra le porter toute sa vie. Pour le meilleur et pour le pire. Alors, effectivement, il vaut mieux l’écrire.

Patrick Eudeline (écrivain, auteur, compositeur et interprète)

 

Il est toujours difficile d'écrire sur l'adolescence. Clichés, poncifs ou images toutes faites seront toujours prêts à faciliter la tâche des vieux cons qui tenteraient la chose. Caroline Février, quant à elle, préfère prendre le chemin rempli de détours : elle écrit les bonnes choses aux mauvais endroits et les mauvaises aux bons. Et si ça ne serait pas ça, l'adolescence ?

Boris Bergmann (lycéen, écrivain)

 

Retrouvez des extraits Génération des enchantés

 

 

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